Il y a un peu plus d’un an, je vous narrais mes débuts en lomographie avec mon cher Holga 120 CMY. Cette lubie ne m’est pas passée, bien au contraire. Le terme lomographie ne me plait pas vraiment (trop restrictif et marketé) néanmoins il résume assez bien ce regain d’intérêt pour l’argentique et sa pratique ludique, mais surtout pour ses accidents oniriques : il n’y a pas que la lomo, il y a aussi le moyen format, le polaroïd, la pratique du stenopé (je vous avais d’ailleurs parlé de la journée mondiale du sténopé à l’atelier d’instant tannées il y a quelques mois). Bref, dès que j’ai l’occasion de tâter de l’argentique je saute sur l’occasion. Plus l’appareil a l’air cheap, plus j’aime !

La Lomographie ou la photo ludique et onirique car non maîtrisée

Ce que j’apprécie dans cette pratique c’est le côté mirifique de l’inconnu ! Quand les 3/4 du temps je m’efforce de faire des photos soignées (voire orchestrées) avec mon Canon 50D, l’usage de l’argentique cheap a un côté terriblement ludique et catharsique sur moi !

Tour du Crédit Lyonnais - Part Dieu

Attention cependant, je ne suis pas l’une de ces naïves qui préfèrent l’argentique au numérique car je le pense plus « noble » ou plus « naturel » ou que sais-je encore. Pour avoir pratiqué le labo argentique, je sais et je revendique le fait que l’argentique permet les mêmes retouches et la même qualité (voire meilleure selon l’appareil et les circonstances) que le numérique. Seuls les non-initiés pensent que dans la photo argentique, tout est laissé aux hasard !

Seulement, ce n’est pas comme cela que je conçois ma pratique de l’argentique : avec mes lomos ou affiliés, je m’amuse, je ne créé pas, je ne cherche pas à figer la réalité à un instant t, je capture une autre réalité, et cela fait parfois un bien fou !

Fisheye Lomography

Je vous laisse en compagnie des derniers clichés pris avec le fisheye lomography, offert par une amie qui se reconnaitra ;)