Il est un service que j’avais envie de tester depuis quelque temps déjà : DarQroom. C’est désormais chose faite. Je n’ai pas pour ambition de vous fournir un compte rendu hyper détaillé et subjectif. Je ne l’ai pas assez testé pour cela. En revanche je vais m’efforcer de vous donner un premier retour de cet outil, encore en beta, qui va faire parler de lui, je suppose, dans les mois à venir.

darQroom menu

DarQroom : une prise en main facile et un design très pro

DarQroom n’est pas le premier site sur lequel on peut héberger ses photos : Flickr, DeviantART, Picasa, pour ne citer qu’eux, et il en existe bien d’autres et depuis bien longtemps !

Mais, force est de constater que le design très propre et classieux de darQroom, digne d’un portfolio professionnel, attire indéniablement la photographe amateur mais avertie que je suis.

Galerie photo darQroom

Les smileys ne clignotent pas dans tous les sens (comme sur DA) et on n’a pas non plus envie de publier « toutes » ses photos comme sur Flickr ou Picasa. En un mot, le service darQroom se situe sur un autre créneau, plus qualitatif. Et c’est en partie pour cela que je communique sous mon vrai nom sur darQroom et non sous un pseudo.

Tout cela est une question d’état d’esprit, bien sûr que l’on peut utiliser les autres réseaux sociaux photographiques de manière professionnelle et respectueuse. Et c’est ce que je m’efforce de faire par ailleurs. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. ;)

En revanche, on sent d’instinct que sur DarQroom, les photos de chatons et autres autoportraits à la webcam n’ont pas leur place. Et c’est bien cela qui est appréciable.

Pour résumer, darQroom n’est pas un concurrent des Flickr, deviantART and co. mais bien un site complémentaire, se rapprochant plus du portfolio professionnel et s’éloignant du réseau social. Ce qui ne l’empêche pas d’intégrer une dimension communautaire.

Monétiser ses photographies avec darQroom ?

Autre fonctionnalité qui peut s’avérer intéressante dans darQroom : la possibilité de monétiser ses photos. En effet, les visiteurs (et vous-même) ont la possibilité de commander des tirages professionnels de vos photographies (tirages classiques et/ou Fine Art).

Tirages - darQroom

Encore une fois, les créateurs de DarQroom ne sont pas les premiers à proposer ce service (SmugMug, deviantART…). Mais ils offrent l’avantage d’offrir une interface en français, ainsi qu’une facturation en euros. Et, les tirages sont de qualité professionnelle (tireur filtreur professionnel) ce qui n’est pas forcément le cas sur les autres plateformes.

Effet pervers, cette communauté étant pour l’heure moins connue que celles cités précédemment, il est difficile de se faire une idée de l’audience des photographies publiées et du potentiel de vente.

Une inscription darQroom payante à l’année : des pour et des contres

Il faut savoir que contrairement aux autres communautés citées précédemment, l’accès à darQroom est payant. Certes, deviantART et consorts proposent également un abonnement payant pour bénéficier de toutes les fonctionnalités. Mais, l’utilisation de base est gratuite.

L’abonnement annuel était auparavant fixé à 99 € et semble désormais être proposé à 59 €. J’ignore en revanche si il s’agit d’une offre temporaire ou définitive. Un mois d’essai gratuit est cependant accordé et c’est de celui-ci dont je bénéficie actuellement.

Je ne sais pas encore si je vais finalement m’inscrire quand ma période de test arrivera à expiration. Il est certain que je ne renouvellerai pas si le tarif repasse à 99 €. D’autant plus que toutes les fonctionnalités du service ne sont pas encore disponibles (tarification de ses photos, par exemple). Et, nous n’avons pas encore assez de recul sur la pérennité de ce site. Même si, je l’avoue, la somme de 99 € n’est pas si élevée que ça si elle permet de vendre de nombreux tirages… Mais comment évaluer son éventuel retour sur investissement ? C’est un pari risqué.

Le fait d’avoir une inscription payante, outre le remboursement de l’hébergement, permet également de fermer la porte « au tout venant », qui, il faut l’avouer, gâche parfois un peu les autres communautés photographiques. Mais, cela peut également avoir l’effet retord de fermer la porte à des photographes de talent, qui n’ont pas forcément les moyens ni l’envie de payer ce droit d’entrée. Et, inversement, les personnes ayant l’envie et les moyens de payer l’inscription ne sont pas obligatoirement des photographes émérites. Pour le moment, la qualité globale des images publiées en ligne n’est pas à démontrer. Pourvu que ça dure.

Suite aux prochains épisodes :

  • À titre individuel : vais-je finalement prendre un abonnement (au mois ou à l’année) ?
  • À titre communautaire : comment va évoluer cette structure ? Dans 6 mois ? Dans 1 an ?