La rencontre avec Yotsuba

Couverture Yotsuba& Tome 1J’ai une manie d’intello casse-bonbons : je n’aime pas perdre du temps à lire un livre ou à regarder un film (anime ou série) qui ne me « transforme » pas un minimum. Je souhaite ne plus être tout à fait la même en refermant un ouvrage / sortant du ciné / éteignant la tv. Attention hein, cela ne veut pas dire que je ne regarde que des films d’auteur obscurs ou que je ne lis que des essais de philosophie, non non non. Pour résumer, j’aime réfléchir, ou être émue, ou avoir appris quelque chose.

Exception faite des comédies grasses et 1er degré, comme Les Bronzés, toute œuvre est supposée me plaire… Je suis même plutôt bon public ^_^\/

Quand je suis tombée nez à nez avec la couverture du Tome 1 du manga Yotsuba de Kiyohiko Azuma et édité par Kurokawa, ce fut le déni le plus total ! « Encore un truc qui ne vole pas haut…« , « Mais qu’est-ce que ça a l’air niais ! »

Cependant, j’éprouvais quand même une irrésistible curiosité pour ce personnage aux grand yeux et à la grande bouche et pour les décors très soignés qui me rappelaient les dessins animés de mon enfance.

Yotsuba to! : l’atmosphère kawaii et le retour à l’enfance

Amateur de mangas à l’ambition intellectuelle féroce, passez votre chemin !

Au premier abord, Yotsuba est un manga destiné aux plus jeunes, tous les ingrédients sont réunis :

  • dessin naïf ;
  • pas de violence ni de sexe ;
  • scenettes courtes et quasiment indépendantes les unes des autres ;
  • pas de réelle trame.

Les enfants, pourront certes lire les 8 tomes parus avec plaisir. Mais qui mieux qu’un adulte peut apprécier ces délicieuses phrases « à la vie de môme » prononcés sans malice par Yotsuba ! Selon moi, Yotsuba to! (Yotsuba et! si l’on traduit littéralement) n’est pas un manga pour les enfants mais bien pour les grands qui veulent se remémorer leur naïveté et bêtises passées et les revivre de façon totalement décomplexée.

Yotsuba et les chats

Yotsuba est une petite fille adoptée de 5 ans (ceci est un fait, et jamais l’auteur ne vire dans le pathos) qui emménage en ville avec son père. Chaque nouvelle découverte ou événement donne lieu a une historiette de quelques pages. Ainsi, Yotsuba rencontre ses voisines, fait du vélo, va à la plage, Yotsuba et les courses etc. Chaque rencontre anodine avec le grand Jumbo, la belle Asagi et tous les autres donne lieu à des situations cocasses et à un nouvel éclat de rire pour notre plus grand plaisir. Au fond, on se fiche bien de savoir si Yotsuba va enlever ses petites roues ou pas. Comme intrigue on a quand même vu plus palpitant hein, mais les réparties et les attitudes de la petite Yotsuba sont à se tordre de rire.

L’intérêt de ce manga c’est l’humour ! Souvenez-vous de Sangoku qui fait pan-pan pour distinguer une fille d’un garçon, et bien Yotsuba c’est ça à toutes les pages ! Et c’est vraiment un pur bonheur rigolatoire :D

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Découverte des us et coutumes japonaises grâce aux mangas et à Yotsuba

Même si cet aspect de Yotsuba est moins flagrant, c’est peut-être bien l’une des chose que je préfère dans ce manga : son côté authentique et descriptif du Japon « profond ». En effet, l’histoire ne se déroule pas à Tokyo, on ne connaît même pas le nom de la ville de Yotsuba. On peut alors s’imaginer la banlieue d’une ville de dimension moyenne et proche de la mer (à noter qu’au Japon, l’océan n’est jamais très loin).

Les îles d’Okinawa sont évoquées puisque Yotsuba y serait née. La vie de quartier, les ballades en vélo et les courses au combini rythment la vie de notre petite Yotsuba, et nous autres occidentaux découvrons la culture et la vie quotidienne japonaise (et non tokyoïte !) en même temps qu’elle. Des fêtes de quartiers, en passant par le feu d’artifice et le retour des lyristes, ou même la chasse aux lucanes, tout est un sujet d’émerveillement pour Yotsuba… Et de découvertes pour nous ^_^

Que dire de plus à part vivement le tome 9 !