C’est Camille qui m’a donné l’idée de la série d’articles que j’inaugure aujourd’hui.
Selon une fréquence que je n’ai pas encore définie, je partagerais avec vous une liste d’ouvrages qui m’ont marqué à un certain moment de ma vie.

Mais, je l’avoue bien égoïstement, faire ces listes sera aussi un moyen pour moi de m’efforcer de me souvenir de ces lectures, souvent enfouies ces dernières années sous des tonnes de geekeries en tout genres. Mangas, surf, visionnage de séries et jeux vidéos en tête.

Non, le moment n’est pas venu pour moi de vous dire que la lecture de « vrais » livres vaut mieux que la lecture de manga. Pas plus que la visite de musées est plus noble que la pratique de jeux vidéos.

J’aime et j’assume sans distinction tous ces passe-temps, sans jugement de valeur aucun. Lorsqu’il m’arrive de choisir l’un au détriment de l’autre, c’est toujours toujours avec regret. Pas de méprise sur mes intentions donc…

Chat et souris dans les nuages

Pour aujourd’hui cependant, place à la lecture :

 

Milan Kundera, l’insoutenable légèreté de l’être

Une partie de moi se reconnait dans presque chaque personnage… Des destins qui s’entremêlent et des vérités absurdes mais vérifiables chaque jour de la vie (cf. la guerre des parapluies féminins).

Suétone, La vie des 12 Césars

« C’est mieux que Dallas » s’écria un jour un de mes profs de fac au sujet de cette biographie d’époque des empereurs romains de Jules César jusqu’à Domitien. Bien que ne connaissant pas grand chose de Dallas (des empereurs romains non plus il faut dire), cette phrase suffit à aiguiser ma curiosité ! C’est antique, c’est trash, c’est racoleur ! C’est peut-être mieux que Dallas, c’est surtout beaucoup plus immoral gniark gniark ! Caligula, tu peuples désormais mes cauchemars…

Eugène Ionesco, La cantatrice chauve

Parce que j’aime l’absurde et parce que ça me rappelle les bons souvenirs du club théâtre du lycée (Pierre, mon Mr Martin de 2 soirs, si tu passes par là, sache que je crois que je t’ai déjà rencontré quelque part :D ).

Pour la petite histoire, cette pièce est jouée depuis plus de 50ans au théâtre de la Huchette à Paris. En novembre, si tout se passe bien, je devrais enfin m’y rendre…

Ken Follet, Les piliers de la terre

Une saga médiévale, peut-être bourrée d’anachronismes, mais que j’ai lu sans pouvoir m’arrêter. Aliéna, Jack, Ellen et les autres, j’ai apprécié votre compagnie et c’est avec la nostalgie d’en avoir déjà fini que j’ai tourné la dernière page de ce roman de plus de 1000 pages.

Robert Sabatier, Les allumettes suédoises (et leur suite « Trois sucettes à la menthe »)

Rien à voir avec la Suède ;) , mais avec le Montmartre et le Paris des années 30. Petit Olivier, qu’est ce que j’ai aimé te suivre dans tes joies, tes peines.

Jo Rowling, Septologie Harry Potter

Et bien oui, voilà, que dire… Les mois voire années d’attente fébrile, les heures de lectures, les fanfics nazes mais qui font patienter, et enfin le dénouement. Les  sorties des différents tomes Harry Potter (conte crypto-geek n’est ce pas ?) ont rythmé presque 10 ans de mon existence. Ce serait petit joueur de faire comme si de rien n’était juste pour paraître snob ;)

Dumbledore Army forever o//

Ernest Hemingway, L’adieu aux armes

Étudié en VO pour l’épreuve d’anglais renforcé du bac. Une histoire de guerre, une histoire d’amour. Bizarrement, je ne me souviens pas de grand chose de plus, si ce n’est que je l’avais beaucoup aimé et que ce livre me vient instinctivement en tête quand je me pose la question des livres qui m’ont marqué… A relire donc !

Steinbeick, Des souris et des hommes

Un livre, court, précis, concis, qui, à la manière d’une tragédie grecque, (en pleine Californie des années 30) suis son cours sans que les pauvres mortels qui se débattent puissent y faire grand chose. Une amitié entre deux hommes, un petit rusé et un grand niais, un drame si vite arrivé… Culte.

Aki Shimazaki, Le poids des secrets Tome 1 : Tsubaki

La 2de guerre mondiale, mais comme toile de fond seulement : la narratrice, femme d’âge mûr, revient sur son enfance et son adolescence et confesse dans une lettre laissée à sa fille comment et pourquoi elle a tué son père, par un triste hasard, le jour même de l’explosion de la bombe atomique de Nagasaki. Quand l’Histoire avec un grand H rejoint l’histoire individuelle et insignifiante des hommes… Troublant.

René Barjavel, La nuit des temps

Écrit en 1968, pourtant cet ouvrage n’a pas pris une ride. Science fiction certes, mais tellement palpable, tellement vraisemblable, une si belle histoire (qui pourtant me paraissait bien gnian-gnian de prime abord). L’aura de cet ouvrage m’a collé à la peau de longues semaines après l’avoir achevé. Vive Barjavel ! Il faut absolument que je me fasse sa bibliographie complète.

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Résultat :

  • Un tchèque, une japonaise, deux anglais, deux américains, deux français, un roumain et un « romain ».
  • Neufs contemporains et un antique.
  • Une pièce de théâtre, une biographie et huit romans.
  • De 100 à plusieurs milliers de pages…

On ne pourra pas dire que je n’ai pas des goûts variés !

Alors, vous les avez lu vous aussi ces bouquins qui m’ont marqué ?

Suite au prochain épisode !