Hop, j’inaugure un nouveau type d’articles aujourd’hui avec un résumé de mes lectures ou visionnages du mois passé ! To be continued…

The Normal Heart

Téléfilm par Ryan Murphy

★★★★★★★★★☆

the-normal-heartHBO et Ryan Murphy frappent très fort !
Un casting magistral pour nous conter les débuts du Sida dans la communauté gay américaine, les obstacles, les souffrances, les clichés aussi. On regarde et on pleure, sans temps mort, en se disant que les choses ont évolué, mais pas tant que ça au fond et on ne peut que le déplorer.
C’est très bien aussi de voir Jim Pearson dans un autre rôle que Sheldon Cooper mais il est loin d’être le seul élément du casting à être exceptionnel : Julia Roberts, Mark Ruffalo et Matt Boomer pour ne citer qu’eux.
Prochaine étape, essayer de voir la pièce de théâtre originelle pour jauger (ou pas) de la qualité de l’adaptation.

The Normal Heart

True Detective

Saison 1, série par Nic Pizzolatto

★★★★★★★★☆☆

 

true-detectiveQuelle joie de retrouver Matthew McConaughey et Woody Harrelson dans des rôles qui semblent taillés pour eux.

True Detective est assurément la série évènement de cette année et c’est vrai qu’elle envoie du lourd !

Un casting de fou, des éléments, il faut le dire « dans l’air du temps » (oui oui les jeunes femmes avec des bois de cerfs on en voit plein depuis un certain temps), et c’est un très bon thriller !
L’intrigue ne se déroule pas à NYC ou en Californie mais en Louisiane, ça change et c’est agréable. L’ambiance est lente et suinte, on s’y croirait… Ce n’est cependant pas une histoire pour enfants de choeur, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité comme qui dirait…

Il faut cependant reconnaitre quelques petites faiblesses, j’aurai par exemple attendu plus de détails sur la démarche et l’enquête des policiers de 2002. Et oui, plus une série et encensée, plus on l’attend au tournant et on est attentif aux détails !

A recommander sans restriction cependant !

Penny Dreadful

Saison 1, série par John Logan

★★★★★☆☆☆☆☆

penny-dreadfulLes Penny Dreadfuls étaient des petits récits d’épouvantes très en vogue au XIXè siècle en Angleterre.
En 2014 ils donnent leur nom à une série TV des plus étranges !
Eva Green y est somptueuse comme toujours et est accompagné d’un non moins parfait Timothy Dalton.

L’intrigue se passe dans une Londres victorienne fantasmée. En pleine révolution industrielle, de mystérieuses créatures semblent avoir été ramenées d’Egypte à la faveur de fouilles archéologiques ayant cours à cette époque. La fille de Timothy Dalton nommée Mina (en hommage à Dracula ?) est l’une des victimes. Eva Green semble quant à elle posséder certains pouvoirs de médium ce qui permettra d’élucider ce mystère.

A cela on rajoute un jeune docteur Frankenstein en soif d’expérimentations nouvelles. Là dessus, on additionne un soupçon de Dorian Gray, oui oui le personnage d’Oscar Wilde, qui vit une vie de débauche à Londres, et d’autres ingrédients encore…

Bref, c’est n’importe quoi, mais cette première saison dégage un certain magnétisme. Espérons juste que ce soit toujours le cas dans une saison.

Le conte de la princesse Kaguya

Film de Isaho Takahata

★★★★★★★★☆☆

princesse-kaguyaUn film que j’avais envie de voir mais dont je n’attendais pas tant d’émotions après lecture du descriptif.
Isao Takahata est connu essentiellement pour le Tombeau des Lucioles qui a traumatisé une génération d’enfants qui s’attendaient à voir un gentil film d’animation, alors forcément, ce gentil conte à côté pourrait passer pour un épisode de Oui-Oui !
Il n’en est rien. Si on est très loin de la violence du drame Tombeau des Lucioles, la poésie dégagée par Le conte de la princesse Kaguya peut émouvoir tout autant, mais pour d’autre raisons bien évidemment.
A voir sans retenue, mais attention au tourbillon de poésie qui risque de vous submerger.

Takenoko !

Le conte de la princesse Kaguya

Le chien gardien d’étoiles

Roman graphique par Takashi Murakami

★★★★★★★★☆☆

le-chien-gardien-etoilesTout commence par la découverte de deux corps sans vie dans une voiture, celui d’un homme et de son chien. Fait étrange, les deux décès n’ont pas eu lieu au même moment. Celui du chien semble beaucoup plus récent.

On remonte alors le temps pour suivre le quotidien de cet homme et de son chien, leurs petites joies au quotidien mais surtout leurs souffrances et leur descente aux enfers.

La deuxième partie du livre est un peu différente, elle se passe après la mort des deux personnages principaux. Un fonctionnaire sans ambition se fixe pour objectif de retrouver l’identité de cet homme récemment retrouvé mort avec son chien.

Soyons-clair, ce livre est un tire-larme ce qui ne l’empêche pas d’être somptueux. On est plus dans le roman graphique que dans le manga traditionnel, à recommander donc même aux allergiques aux mangas.

Enfances – Le chien gardien d’étoiles – Tome 2

Roman graphique par Takashi Murakami

★★★★★★★★☆☆

le-chien-gardien-etoiles-enfancesPourquoi une suite ? On sait déjà tout, non ?

En fait, il ne s’agit pas exactement d’une suite même si on retrouve l’enfant qui avait volé le portefeuille de « Papa » dans le premier volet. On en apprend plus sur sa vie et on comprend ce qui l’a poussé à commettre cet acte.

Comme dans le 1er tome, deux histoires s’entrecroisent. La deuxième est donc consacrée à une vieille femme d’apparence revêche et à son chien.

« Enfances » n’est pas une suite du Chien Gardien d’étoiles mais bien un ouvrage parallèle tout aussi intéressant. Là encore, l’auteur nous dresse des portraits de personnages déchus mais terriblement émouvants car ils nous rappellent tous des personnes que l’on a, qu’on peut, ou qu’on pourrait côtoyer dans notre vie de tous les jours.

Nobles Paysans, tome 1

Manga de Hiromu Arakawa

★★★★★★☆☆☆☆

nobles-paysans-1Hâte de voir ce que vont donner les prochains tomes, mais cette série est prometteuse et les mangas autobiographiques sont plutôt rares alors ça fait plaisir quand on tombe dessus ! J’espère juste que ça ne va pas tourner en rond et que l’auteur saura s’arrêter à temps !
Nous suivons donc les jeunes années de la mangaka de Full Metal Alchemist lorsqu’elle vivait chez ses parents agriculteurs et qu’elle était elle-même élève en lycée agricole.
Un manga riche en anecdotes sur la campagne et les animaux de la ferme, le tout saupoudré de cet humour que l’on retrouve uniquement dans les mangas ;)
Je ne peux pas parler de Nobles paysans sans évoquer Silver Spoon du même auteur. Ce dernier est par contre une totale fiction inspiré des classiques du mangas : l’intrigue se passe dans un lycée, on y retrouve les poncifs du genres (triangle amoureux, héros ignare mais qui apprend vite, etc…), sauf que ce lycée n’est pas un lycée « standard » mais un lycée agricole !

Enclave, les origines

Livre de Ann Aguire
★★★★★★☆☆☆☆

enclave-les-originesA la faveur d’un achat sur le Kobo Store, Enclave – les Origines m’a été offert. Je n’ai pas lu l’œuvre originale, cependant commencer par un prequel n’est par définition pas dérangeant, surtout quand il s’agit de 2 nouvelles de SF.

La première se passe au tout début de l’épidémie qui oblige les humains à vivre sous terre. Notre narrateur vit donc reclus avec sa famille dans un bunker de fortune. On comprend assez rapidement qu’il est à l’origine, avec son voisin de bunker et futur compagnon, du nouvel ordre qui permettra à l’humanité de survivre.

La seconde nouvelle raconte quant à elle la jeunesse de Trèfle, l’héroïne de l’œuvre principale. Elle vient de recevoir son prénom et est sur le point de partir pour sa première chasse.

Ce prequel m’a diverti. Même si des nouvelles de quelques pages ne permettent pas réellement de s’attacher à des personnages, j’ai tout de même pu apprécier cet univers post-apocalyptique et il n’est pas à exclure que je lise un jour les romans originaux.

Pas son genre

Livre de Philippe Vilain

★★★★★★☆☆☆☆

philippe-vilain-pas-son-genreLa bande-annonce du film, que je n’ai pas vu, m’a donné envie de lire le livre originel. Est-ce que l’amour entre un prof de philo parisien et issu d’un milieu huppé avec une jeune coiffeuse d’Arras d’origine modeste est possible ?
Au-delà du cliché assez énorme (coiffeuse vs prof de philo) le fond est intéressant et peut se décliner à l’infini : différences de cultures, de croyances, de moyens, d’instruction… Ainsi, le prof, Philippe, est notre narrateur, plutôt détestable, qui désire Jennifer plus qu’il ne l’aime, mais la trouve tantôt sotte, tantôt vulgaire, tantôt attachante. On s’identifie parfois à Philippe, puis à Jennifer suivant l’adage « nous sommes tous le con d’un autre » ce qui est assez déstabilisant.
L’ouvrage est assez court, et tant mieux, on évite ainsi de trop tourner en rond ou en tout cas trop longtemps.