Attention, cet article date de janvier 2014 : mon retour d’expérience sur le Kobo Aura un an après.

Bonne année 2014 aux quelques personnes qui passent encore par ici ! Oui tout à fait, je suis dans les temps ;)

Après un petit mois d’utilisation et 4 livres lus sur une liseuse numérique, je voulais vous faire un retour sur le Kobo Aura.

Liseuse numérique : sauter le pas ou pas ?

Une liseuse numérique, ça faisait très longtemps que j’en avais envie notamment après avoir lu l’avis enthousiaste d’Anne-Laure sur son Kindle. Pour autant, je doutais et tergiversais. En bref, je ne savais pas si j’étais pro ou anti liseuse numérique.

Ce qui me rebutait dans l’objet, tout d’abord, est le fait que je me demandais si j’en avais réellement besoin ? Est-ce que ce n’était pas encore une lubie de ma part, avoir encore un accessoire périphérique d’ordinateur. Je lis déjà beaucoup donc ce n’est pas le fait d’avoir une liseuse (ou pas) qui était susceptible de changer (ou pas) cette habitude…

Je craignais aussi qu’une liseuse fasse double emploi avec ma tablette, l’iPad 2 pour ne pas le nommer. Alors certes, l’encre numérique et le confort de lecture n’est pas du tout comparable, mais quand même, possédant déjà un iPad, avais-je vraiment besoin d’un périphérique de plus ?

J’avais aussi quantité de livres à lire qui m’attendaient sagement dans ma bibliothèque alors je n’ai pas voulu céder trop tôt à cette lubie…

Grand bien m’en a pris puisque cette tergiversation a permis à Mehdi de m’en offrir une pour Noël : il a opté pour le Kobo Aura petit dernier de la marque canadienne Kobo distribué par la Fnac en France et appartenant au géant japonais Rakuten. Son concurrent principal est le Kindle Paperwhite d’Amazon.

Le Kobo offre beaucoup plus de souplesse pour l’achat d’ebooks que son équivalent chez Amazon, vous pouvez passer par le Kobostore bien entendu mais aussi en direct par les sites d’éditeurs. Cela est a priori facilement contournable avec le Kindle si on utilise un logiciel de type CaLibre. Cependant, puisque le Kobo est plus ouvert nativement, il m’est par principe plus attirant. Cela avant même d’avoir testé l’appareil.

Mais choisir un Kobo peut ainsi être fait pour des raisons beaucoup plus nobles, je vous renvoie à cet excellent article dans lequel l’auteur explique pourquoi l’achat de son Kobo résonne comme un acte citoyen.

Premières impressions sur le Kobo Aura

Alors verdict ? Je suis ravie de mon Kobo Aura, je trouve sa taille parfaite, ni trop grand ni trop petit.

L’encre électronique est vraiment confortable, ce n’est pas tout à fait comme du vrai papier mais le confort de lecture est bien là ! Sans fatigue au fil des pages ! Cela même avec le rétroéclairage que je prenais au début pour un gadget.  Le retroéclairage est un vrai plus quand on souhaite lire dans un environnement sombre. Alors certes, je n’ai jamais reproché à un livre de ne pas être rétroéclairé bien sûr, mais puisque nous sommes sur un appareil électrique pourquoi s’en priver ? Rien à voir avec la luminescence d’un écran d’ordinateur ou de tablette, l’éclairage se fait plutôt vers l’intérieur de l’objet et n’est pas projeté vers vous.

Autre point hyper positif pour le Kobo Aura est le fait qu’il intègre nativement l’application Pocket. J’en parlerai dans un prochain article mais cette application est juste géniale pour faire sa veille (techno ou futile) : lorsque vous tombez sur un article que vous n’avez pas le temps de lire ou que voulez bookmarker, vous le consignez dans Pocket et ce dernier est accessible en ligne ou sur tous les périphériques et applications sur lesquels vous avez installé Pocket. Les articles sont même accessibles hors ligne si vous avez synchronisés vos appareils au préalable. Bref, je peux faire ma veille directement sur ma liseuse et même si cet argument ne va pas parler à tout le monde, il est super intéressant pour moi !

Je passe sur toutes les fonctionnalités, très sympas, mais qui ne sont au final que des gadgets et qui ne suffiraient pas, à elles seules, à vous faire sauter le pas : les statistiques de lecture, les badges, le nombre de page tournées, etc…

Kobo Aura

Pour habiller ma tablette j’ai opté pour un étui officiel Kobo. Si je regrette son formalisme, j’apprécie la mise en veille automatique à la fermeture ainsi que la sortie de veille automatique à l’ouverture ;)

Le fait qu’il soit à rabat, comme un livre a également été déterminant dans mon choix. Je peux ainsi le tenir en main comme un livre de poche ce qui n’aurait pas été possible avec un étui type pochette.

Supprimer le logo Fnac du Kobo Aura… Inutile donc complètement indispensable

Un logo Fnac trône en plein milieu de la tablette lorsqu’elle est en veille ou éteinte. Bien que pas réellement gênant, ce petit logo m’a agacé.

Une recherche Google plus tard m’a appris qu’une petite édition du fichier config de ma tablette allait résoudre mon problème.

Une fois votre tablette branchée à votre ordinateur il vous suffit d’aller dans le dossier .kobo/ et d’éditer le fichier affiliate.conf et de changer avec un éditeur de texte affiliate=fnac par affiliate=kobo et d’enregistrer !

Désormais, votre liseuse en veille ou éteinte vous présentera la couverture du livre en cours de lecture.

Voici pour les particularités propres du Kobo Aura. Mais passons désormais à ce qui sont pour moi, après un mois de test, les points positifs et négatifs au fait de posséder une liseuse.

Premières impressions sur la lecture numérique en général

En premier lieu, ne pas trainer tout un tas de livres, ou ne pas s’encombrer de livres volumineux (mon pouce s’en souvient et mon épaule est encore endolorie des mois passés à trainer les différents tomes de la saga l’Epée de Vérité).

J’apprécie également la facilité avec laquelle on peut trouver des livres en VO dans le catalogue. Ok, habitant à Lyon, je ne suis pas la plus mal lotie pour trouver des ouvrages en anglais mais quand même. Lorsque mon niveau d’anglais me le permet, j’apprécie lire en VO certains ouvrages. Généralement de la Teen-Lit pas trop difficile à comprendre, mais qui me permet justement, en tout cas je l’espère, de progresser ! Ainsi, mon premier investissement sur le Kobo fut pour Divergent de Veronica Roth. Le dico intégré à la liseuse permet d’un clic d’avoir accès aux définitions en anglais et avec quelques clics de plus à la traduction en français.

Certes, la lecture en VO peut se faire avec un petit dico, mais la liseuse facilite vraiment la tâche.

Autre point hyper positif, il y a des centaines de classiques de la littérature qui sont tombés dans le domaine public et qui sont donc totalement gratuits sur liseuse : l’intégrale de Jules Vernes, Edgar Poe, les soeurs Brontë, Dracula de Stoker… Voici pour les principaux et les plus populaires sur tablettes.

Malheureusement il y a aussi quelques points négatifs, n’allez pas croire que j’ai totalement viré ma cuti.

Ce qui fait le charme de certains livres, ceux qu’on a aimé voire adoré, c’est qu’on peut les prêter pour ainsi prolonger le plaisir avec ses amis. Pas possible avec les ebooks (enfin si on souhaite rester dans la légalité s’entend…).

De plus, le catalogue des ebooks est quand même très restreint si on le compare au marché du livre papier en incluant tout le marché de l’occasion et ce qui n’est plus édité de nos jours.

Mais, rien de plus frustrant que de voir une nouveauté qui n’est pas disponible en ebook (ou pas de manière légale). Pire, voir qu’il n’y a que l’ebook du livre broché disponible, et qu’il est donc plus abordable d’investir dans le livre de poche papier car le tarif de l’ebook n’a pas été mis à jour.

Les politiques éditoriales des éditeurs sont vraiment rageantes. Je pense que mon anglais va fortement progresser ces prochains moins car les livres sont souvent bien moins chers en VO. Alors certes il y a les frais de traductions et de remaquettage en moins mais surtout les tarifs sont mis à jour quand la version poche sort. Voire, les ouvrages sont tout simplement disponibles en VO alors qu’ils ne le sont pas en VF.

Verdict, sauf rares exceptions, je pense que je n’achèterai plus de livres de poche si je peux trouver son équivalent en ebook.

Les livres de poches vieillissent généralement mal (l’objet, pas le contenu) et n’ont pas de grandes vertus décoratives. C’est donc sans regret que j’utiliserai ma liseuse Kobo. Idem pour les ouvrages techniques dans le web qu’il m’arrive de lire pour ma veille. Il s’agit par définition de livres au contenu périssable qu’il est impossible de revendre 2 ans plus tard et qui encombrent mes bibliothèques car, côté sacré du livre certainement, je n’ose pas les jeter… Qui se préoccupe pourtant encore des techniques de référencement pratiquées en 2006 ou du CMS Spip en 2005 ? J’aurai eu moins de scrupules à supprimer un ebook.

Par contre, il me reste et restera inconcevable de passer au numérique pour mes BDs, Comics et Mangas (et livres d’art même si j’en achète moins souvent, mais ça m’arrive quand même). J’aime le livre en tant qu’objet et ça ne changera pas, avec ou sans liseuse ! Lire différemment mais lire mieux !

Et vous, avez-vous sauté le pas et investi dans une liseuse ?