Il y a tout juste un an, jour de St Valentin 2014, nous avons fait une virée à la Fnuc Camdess et moi, pour investir chacune dans un bracelet Fitbit Flex et profiter d’une promo qui avait cours à l’époque. Cela fait donc désormais un an que le Fitbit est à mon poignet et qu’il ne le quitte que très rarement. Si je ne regarde plus forcément les statistiques aussi fréquemment que les premiers mois j’aime lancer de temps à autres l’application et voir où je me situe dans mes objectifs hebdomadaires.

Fitbit, petits repères chronologiques

Fin 2012 j’offre un Fitbit One à Mehdi, nous en sommes alors aux balbutiements des objets connectés de ce type. Ce modèle n’est pas un bracelet mais il s’accroche à la ceinture. Il possède un écran et un altimètre. Il n’y a quasiment pas de concurrence sur le marché. L’objet reste un peu confidentiel et l’appli mobile n’est pas encore aussi aboutie qu’aujourd’hui et n’existe que pour iOS.

Début 2014, une série d’articles présentent les Fitbit Flex ou autres Nike FuelBand et Jawbone Up, les 3 acteurs principaux du marché, comme des nouveautés. Un peu surprise car je connaissais donc le Fitbit One depuis plus d’un an je décide tout de même d’investir pour un modèle : le Fitbit, car d’une part c’est le moins cher (a fortiori avec la promo de la Fnuc qui avait cours à l’époque) mais surtout parce que Mehdi et Myrtille en possèdent déjà un et que nous pourrons donc nous ajouter comme contacts sur la plateforme dédiée. En effet, la composante « sociale » de ces objets connectés est très mise en avant. Force est de constater qu’il vaut mieux choisir un appareil non pas par rapport à ses fonctionnalités (ou pas que), mais par rapport au nombre de vos amis en possédant un afin de pouvoir exploiter cet aspect-là.

Alors, ce Fitbit Flex ?

Si on le compare au Fitbit One, son aïeul, le Fitbit Flex a perdu l’altimètre et l’écran. M’est avis que c’est une astuce marketing pour les ressortir sur les nouveaux bracelets et le présenter comme une évolution. Bingo si on voit les modèles Fitbit sortis cette année. Tant pis, je ferai sans.

Le système de base n’a pas changé, il s’agit d’un petit module que l’on insère dans un réceptacle, ici un bracelet, à garder sur soi pour surveiller son activité. Un tableau de bord en ligne ainsi qu’une appli mobile permettent de suivre les données en live :

  • nombre de pas
  • distance parcourue
  • calories brûlées
  • poids
  • minutes actives
  • sommeil
  • quantité d’eau bue
  • etc…

En résumé, avec ce type d’appareil, on se transforme un peu en son propre Tamagotchi.

Même si je m’en doutais déjà, j’ai pris conscience à quel point je suis sédentaire la semaine. Autant le week end, je dépasse sauf exception, très allègrement et rapidement mon objectif de 10 000 pas quotidien. Je ne peux pas en dire autant la semaine. J’ai donc pris de bonnes habitudes grâce au Fitbit à commencer par essayer de marcher au moins un peu plus dans la journée ne serait-ce qu’en me levant pour aller chercher un verre d’eau, ou de manger un peu moins pour compenser. Bref, je ne m’impose rien, mais j’essaye tout de même d’avoir une meilleur hygiène de vie, cela grâce au Fitbit. Même si je reconnais que j’aurai pu prendre ces habitudes-là même sans en posséder un…

Le surnom de « coach virtuel » n’est pas totalement usurpé et permet donc de s’auto-driver ou juste d’être curieux. Là où c’est le plus appréciable et surprenant c’est lors de week ends prolongés ou vacances en Europe. À ces occasions, je marche, je marche, je marche, je marche, mais je ne savais pas à quel point. Je sais maintenant que c’est à hauteur de 25 000 – 30 000 pas quotidien minimum.

Autre point très intéressant du Fitbit, il surveille la qualité de votre sommeil, le nombre de minutes pendant lesquelles vous êtes endormi et celles pendant lesquelles vous êtes agités. Bien sûr, il s’agit uniquement d’un indicateur : vous pouvez être parfaitement immobile dans votre le lit sans dormir mais le Fitbit va comptabiliser cela comme du sommeil. De même, le Fitbit ne va pas vous aider à mieux dormir. Ces données restent tout de même intéressantes.

Bracelet Fitbit Flex : le bilan

Si je devais dès demain arrêter de porter le Fitbit, ce ne serait pas si grave car j’ai pu en un an acquérir de bons réflexes.

Par contre, l’aspect social me manquerait. On se nargue, on se félicite, on regarde qui a le plus marché dans la semaine. Ce n’est pas une fin en soi, mais c’est amusant et ça crée des anecdotes aussi.

Un an après, oui je suis satisfaite du Fitbit Flex, il me suffit et remplit parfaitement sa mission (j’ai eu tout de même à déplorer le fait que mon bracelet d’origine m’a lâché il y a quelques mois – le contenant, pas le Fitbit – donc seulement quelques mois après son achat).

Pour être totalement franche avec vous, les nouveaux objets connectés qui prennent le pouls et indiquent quand se réveiller me font un peu flipper. Pas l’objet en lui même, mais l’utilisation qui peut être faite des données dans 5, 10 ou 20 ans… Mais c’est un autre débat. Je suis ravie qu’une prise de conscience commence à se faire à ce sujet, j’espère très sincèrement que des mesures vont être prises prochainement pour protéger le consommateur sur le long terme. Je m’en tiens donc pour le moment au Fitbit Flex qui n’a pas dit son dernier mot :)